Nancie Renaut - Paysagiste Conseil
Pointe de Mané-Hellec - 56700 Sainte-Hélène - 02 97 85 77 26
nancie.renaut@wanadoo.fr
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Paysagiste conseil, je vous orienterai dans l'aménagement de votre jardin.
Contemporain, naturel, ludique, d'inspiration française, anglaise, zen... dans tous les cas il sera unique, vous l'aurez choisi.
Ce qui m'importe, au delà de son organisation, c'est la manière dont il sera réalisé : le choix des végétaux, des matériaux, de la mise en oeuvre... toujours en fonction du sol, du climat, de l'environnement.
J'aime les jardins aux plantes variées et mélangées, propices à la vie de la faune, associés à des matériaux sains et locaux.
Ma démarche se veut éco-responsable, j'encourage et préconise les gestes écologique au jardin.
Je fais également partie de la Fédération Keryac'h qui regroupe des entrepreneurs en bioconstruction, soucieux, comme moi, du respect de l'environnement.
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Contactez-moi
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Prestations
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Études
Lors d'un premier rendez-vous, je recueille les informations nécessaires (souhaits particuliers, état des lieux, contraintes). Je prépare, sous forme d'esquisses, un ou plusieurs plans d'aménagement. J'étudie les différentes solutions afin de mieux cerner vos envies. Cette phase d'étude permet donc de définir l'organisation générale du jardin, avec une première réflexion, non définitive, sur les végétaux et matériaux. Les esquisses sont accompagnées de croquis d'ambiance.
Projet
Le parti d'aménagement étant défini, j'établi un plan projet définitif et complet, identifiant les différentes structures, et les surfaces à planter. Le choix des matériaux est arrété. Je réalise des croquis techniques si nécessaire (coupe, détail...). À ce stade, j'élabore également un plan de plantation qui définira l'emplacement de chaque plante. Il est accompagné d'un descriptif des végétaux employés (époque de floraison, couleur, taille...).
Suivi
Pour la réalisation proprement dite, je vous propose, dans un premier temps, la rédaction d'un dossier de consultation des entreprises, dans le cas ou vous voudriez faire appel à un entrepreneur paysagiste.
Ce dossier réuni toutes les pièces nécessaires (descriptif, plans projet et technique), afin que le paysagiste puisse vous remettre un prix d'exécution.
Je peux ensuite vous accompagner dans le suivi de chantier, pour vous rendre compte et superviser la bonne exécution des travaux.
Dossier-conseil
Le jardin est vivant, et, une fois réalisé, il faut garder à l'esprit qu'il y aura toujours un peu d'attention à y apporter ; un minimum d'entretien lui permettra de rester attrayant. Un seul but : en faire moins mais mieux. Cela permet d'éviter certains excès qui peuvent être fatals aux végétaux.
Le dossier conseil est élaboré en fonction des contraintes et des végétaux de votre jardin. Il vous permettra de prendre connaissance de certains principes : taille douce, compostage, paillage, etc, qui, une fois adoptés vous feront faire des économies de temps et d'argent tout en respectant les bases du jardinage écologique.
Un calendrier d'entretien joint dans le dossier, répertorie mois par mois les gestes à accomplir sur les plantes de votre jardin.
Infos
Le premier déplacement et le devis sont gratuits.
Selon vos besoins, j'adapte mes prestations. Je ne vous impose pas l'ensemble de phases de travail.
Le prix des prestations varie selon votre demande, la taille et les contraintes de votre terrain.
Je suis en relation avec plusieurs fournisseurs et entreprises spécialisées en produits écologiques. (Voir onglet liens)
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Réalisations
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Jardin privé à Lanester
Réaménagement d'une partie du jardin, après la création de la véranda.
Jardin privé à Lanester
Extension du jardin, avec création d'une picsine, jeu de terrasses, cabanon et potager.
Terrain privé à Languidic
Aménagement de l'ancienne place du village.Verger déjà existant au sud. Création d'une petite place autour d'un tilleuil déjà existant.
Jardin privé à Nostang
Réaménagement avec création d'un garage pour deux voitures. Terrasse et arbres au sud déjà existants.
Jardin prive à Plouhinec
Mise en valeur de l'entrée de la propriété. Création d'un cheminement pour une réapropriation du terrain.
Jardin privé à Kervignac
Réaménagement du jardin, rajeunissement des massifs, création d'un potager et d'une piscine. Allée principale, arbres, terrasse et hangar déjà existant).
Jardin privé à Riantec
Réaménagement du jardin, mise en valeur de l'entrée, avec jeu de terrasse. Arbres et dalles béton des terrasses déjà existants.
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Écologie au jardin
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Marier les plantes et diversifier les espèces
Eviter les haies monospécifiques de plantes (un seule variété : thuya, laurier palme…), elles sont souvent fragile, plus sensible aux maladies, et se dégarnissent de la base…
Une haie libre de plusieurs variétés sera plus résistante, plus esthétique, favorisera la biodiversité tout en demandant l‘entretien minime d’une taille par an.
Il ne faut donc pas hésiter à mélanger ! les insectes et maladies s’y développeront moins et implantées à leur juste place les plantes s’aideront mutuellement.
Les légumineuses: lupins, gesses, pois de senteur, vesce, dorycnium, coronilles, trèfle, mélilot…enrichissent le sol en produisant elles-même de l’azote. Cette faculté
« nourricière » n’est pas assez souvent prise en compte ! De plus, elles ont le pouvoir de décompacter le sol et donc de le préparer pour des plantations futures.
Les mellifères attirent et nourrissent les insectes auxiliaires (abeilles en particulier) indispensables à l’équilibre du jardin. Quelques mellifères : phacélie, aster, pissenlit, spirée, achillée, sauges, bourrache, lavande, cosmos, consoude…
Les aromatiques par leur forte odeur préviennent les maladies en éloignant les insectes nuisibles : la sauge officinale, à l’odeur âcre, n’est pas appréciée par les fourmis ce qui aide à casser le duo fourmis/pucerons. La tanaisie aide dans la lutte contre les mouches, mites, puces…
Pensez à la faune sauvage, très importante pour la vie du jardin.
En aménageant des milieux variés, vous aiderez au maintien d’insectes utiles, dont certains sont employés dans la lutte biologique… Tas de bois, de pierres, nichoirs, plantations d’arbustes à fruits (sureau, viorne…) sont autant d’éléments permettant de préserver et d’entretenir la présences d’oiseaux, insectes et autres petits mammifères quasiment indispensables!
Le compostage
Le compost est essentiel au jardin. Il contribue à la reconstitution de l’humus, si important dans la constitution du sol et l’alimentation des plantes.
Il permet aussi de recycler tous les déchets de cuisine, de taille, feuilles mortes, tonte… En quelques mois et quelques arrosages ces matériaux grossiers se transformeront en une matière première précieuse.
Pour faire du compost il convient d’abord de choisir l’emplacement approprié, pas trop éloigné de la maison, à l’abri du vent, ombragé. Dans la mesure du possible prévoir 2 à 3 bacs à compost afin d’effectuer une rotation.
Le bac à compost
Il en existe plusieurs sortes, pour petits ou grands jardins, en bois, en béton, en grillage métallique, en tôle d’acier ou en plastique recyclé… Il est facile d’en fabriquer, le plus simple étant de le réaliser en planches de bois de 1m3 ou simplement de grillage autour de 4 pieux (mais attention au dessèchement) Il y a aussi la possibilité de réaliser un compost en tas ou andain.
Les matériaux
Le compost de jardin est fait de matières végétales fraîches (herbe coupée, feuilles légumes fruits épluchure, tous les restes fanés et morts de la taille des arbustes et fleurs) c’est le compost le plus facilement réalisable.
Le compost de fumier est le meilleur. Il est fait avec du fumier de bovin, très équilibré, ou du fumier de cheval mélangé à la paille.
Il existe une grande variété de matériaux compostables. Certains sont surtout carboné (branchage, feuilles mortes, sciure de bois…) et pauvre en eau. D’autres sont riches en eau et en substance végétales protéiques (déchets de cuisine, fruits pourris...). Pour transformer les uns et les autres en un compost fertile, il faut les mélanger habillement dès le départ afin d’obtenir un bon rapport C/N (C : carbone, N : azote). La bonne moyenne étant de 15 pour un fumier bien décomposé.
Quelques exemples de rapports C/N:
• urine: 0,8
• matière végétale verte: 7
• humus terre noire: 10
• gazon: 12
• compost de fumier mûr: 15
• fumier frais pauvre en paille: 20
• déchets de cuisine: 23
• tourbe noire: 30
• feuilles d'arbre: 50
• paille de blé: 150
L’utilisation classique
Un bon compost mûr a un effet stimulant sur les plantes en renforçant la résistance et en en améliorant la qualité.
Le compost mûr et les déjections animales décomposées doivent, pour conserver un maximum de leur efficacité, être, non pas enfouis profondément mais superficiellement.
Avant de l’utiliser, tenir compte de sa maturité et réserver le compost bien mûr aux plantes ornementales et aux semis.
Le compost à moitié décomposé sera apporté en automne au potager où il finira sa décomposition pendant l’hiver.
Dans le cas de semis, répartir le compost finement tamisé au fond de chaque sillon.
Pour les plantations, incorporer du compost directement dans le trou avant la plantation.
Pour les arbustes à baies, fertiliser après la récolte, donc en automne, lorsque la croissance des plantes est arrivée à son terme. (L’apport de compost en cours de végétation conduirait à une croissance trop vigoureuse et donc plus sensible)
Le compostage en surface ou mulching
Cette méthode consiste à apporter du compost partiellement décomposé ou d’autres matières végétales pour protéger le sol pendant les mois d’hiver. La décomposition totale des matières organiques se fera sur place. Les matières organiques ainsi apportées ne devront pas être enterrées.
Cette solution présente de multiples avantages :
• protection contre l’érosion par l’air et par l’eau et contre le tassement du sol
• diminution de la croissance des mauvaises herbes
• source permanente d’éléments nutritifs
• création de conditions favorables à la vie du sol
• protection contre le rayonnement solaire direct
• égalisation des températures et absences d’échauffement brutal
Les formes de compostage en surface :
• fine couche de fumier frais.
• couche de résidus organiques frais (déchet lde jardin, tonte de gazon..)
• couverture de sol avec des matières végétales à décomposition lente (paille, feuilles, sciure de bois)
• couverture du sol avec des substances organiques partiellement décomposées ou de compost mûr
• couverture de sol avec du gravier de lave
• saupoudrage superficiel des matériaux recouvrant le sol avec les poudres de roches appropriées (granite, basalte…)
• couverture vivante du sol (engrais vert)
Le paillage
Le paillage naturel est bien plus qu'une couverture de sol: c'est un système de "culture de la haie".
Il ameublit le sol par la prolifération intense des vers de terre (surtout si ce paillage est installé au moins 6 mois avant la plantation...).
Il fertilise le sol par sa décomposition continuelle et par celle du compost apporté sur le sol avant paillage.
Il économise l'eau à la fois en supprimant la levée de l'herbe et en limitant l'évaporation.
Il faut privilégier le paillage naturel: biodégradable, efficace et économique. Il permet une fois décomposé de laisser s'installer au pied de la haie des espèces spontanées d'arbustes et de plantes herbacées, très utiles à la faune sauvage notamment aux insectes auxiliaires...
Le paillage naturel est aussi perméable et permet donc une meilleure infiltration des pluies. Il est aussi plus économique: la paille et le foin ne coûtent presque rien aux agriculteurs qui les utilisent, et il est facile de s'en procurer à prix réduit. Et de plus, il limite le travail d'entretien (plus de désherbage, de binage, la terre reste meuble et le sol frais). Il est possible d'utiliser de nombreux déchets de végétaux:
• paille: excellent à condition qu'elle soit bio sinon elle est chargée en pesticide...
• foin: surtout bon aux pieds des arbres et des arbustes car contient des graines de plantes sauvages • tontes de gazon: à faire sécher avant de la poser pour éviter les risques d'échauffement • feuilles mortes: stockées à cet usage récupérables partout
• paillettes de chanvre ou de lin
• écorce et branchage broyés: attention cependant aux écorces de résineux qui sont acides et appauvrissent le sol au lieu de l'enrichir
• feutres biodégradables, toile de coco etc
• « Fibralgo » mulch de paillage de chez 4Vaulx Jardin protège tout en enrichissant le sol
Le mieux est de pailler sur un sol humide et désherbé. Il faut prévoir une couche de 5cm pour les vivaces et annuelles et 10 à 15 cm minimum pour les rosiers, arbustes et arbres.
Les engrais verts
Les engrais verts sont des plantes à croissance rapide, qui retiennent les éléments nutritifs, cultivées uniquement en vue de d’être enterrées au moment de la floraison. Les tiges se décomposent alors en terre et nourrissent ainsi le sol.
En plus de leur aspect fertilisant l’engrais vert occupe le terrain entre deux cultures ce qui permet d’éviter de laisser le sol nu.
Ils sont surtout utiles au potager mais sont aussi parfois décoratifs comme la phacélie ou le trèfle incarnat.
Elles peuvent être utilisées en hiver :
• septembre : phacélie ou moutarde
• octobre : colza ou seigle ou vesce
ou en préparation des plantations de fin de printemps :
• mars : féverole ou lotier ou phacélie
• avril : sainfoin ou vesce ou trèfle incarnat
• mai : luzerne ou mélilot ou moutarde ou phacélie
• juin : sarrasin ou mélilot ou moutarde
• juillet : mélilot ou moutarde ou sarrasin
• août : colza ou moutarde ou phacélie…
Par exemple : la moutarde est un engrais vert désinfectant du sol, elle le prépare aussi pour les semis à venir.
De plus, elle diminue les attaques des nématodes. La moutarde pousse vite, maintient le sol humide et légèrement ombragé.
La taille douce
La taille des végétaux n’est pas une nécessité en soi. Elle n’est qu’une application de principes développés par l’homme pour affirmer sa domination sur le végétal ou pour répondre à des objectifs qu’il s’est fixé, comme par exemple celui de correspondre à ses critères « subjectif » d’esthétique.
Mais la grande majorité des arbustes aujourd’hui présents dans nos massifs sont de purs produits humains obtenus par croisement etc. Sans taille, certains arbustes « fabriqués » risqueraient de mourir d’épuisement à force d’avoir consacré une trop grande énergie à produire de grosses fleurs pour notre plaisir…
Pour de multiples raisons, la taille peut s’envisager, à condition de l’effectuer quand elle est nécessaire et de définir des objectifs à atteindre.
L’arbre
Il est important de connaître l’arbre et son fonctionnement. Observer sa charpente et sa manière de pousser.
Immergé dans l’air, l’arbre est soumis à plusieurs types agressions : bactéries, spores, champignons, humidité…pouvant le rendre malade. L’écorce joue alors un rôle protecteur étanche. Une branche cassée peut être dangereuse pour la santé de l’arbre. Pour se défendre il possède des barrières naturelles de protection assez efficace : le cambium (ou assise génératrice) qui va permettre, par multiplication cellulaire de fabriquer du bois vers l’intérieur et de l’écorce vers l’extérieur.
Il est donc important de couper au bon endroit afin que la cicatrisation se fasse naturellement au mieux. La taille idéale se situe donc au ras de la ride d’écorce et pas au milieu des branches.
Voici quelques principes pour une taille douce (arbres fruitiers ou ornementaux) :
• la taille doit conserver le port naturel de l’arbre
• il faut couper toute la branche, (ou rameau) sans laisser de chicot, sans entamer le col ou la ride de l’écorce
• une branche ou un rameau doivent être complètement coupée ou complètement conservée
Quand tailler l'arbre ?
Pas uniquement en hiver mais toute l’année car l’arbre cicatrise mieux quand la sève circule. (Sauf exception comme le noyer)
Évitez :
• les périodes de gel en hiver qui endommagent le cambium
• les périodes de montées de sèves au printemps qui s’écoulent alors trop conséquemment.
• les périodes de sécheresse d’été
• le début d’automne alors que les arbres constituent leurs réserves
Tailler un arbre c’est aussi anticiper le processus naturel de l’auto-élagage. En effet, en observant les arbres âgés non taillés on constate qu’il y existe toujours des branches mortes. Mortes car devenues vieillissantes dans des parties moins éclairées. Ainsi l’arbre se débarrasse seul de branches entières, rameaux ou brindilles mais toujours des parties bien délimitées, isolées du reste de la charpente. La sève n’y circule plus et va se concentrer dans des rameaux naissants.
Il alors utile d’aider l’arbre à se rajeunir et à se renouveler car ceci favorise la production de fruits ou de fleurs
Les arbustes caducs à fleur
• floraison printanière : mars à mai fleurissent sur le bois de l’année précédente
• floraison estivale : de juin à la fin de l’automne, ne portent les fleurs que sur le bois de l’année.
Dans ces deux cas l’important est de laisser les jeunes plants se développer naturellement sans intervenir au niveau de la taille pendant environ 4 à 5 ans pour laisser à la charpente le temps de se constituer.
Au bout de cette période effectuer uniquement une taille légère d’éclaircie pour enlever les rameaux trop vieux ou mort. Aérer la frondaison sans toucher à la structure pour conserver le port naturelle et en conservant les jeunes pousses.
La taille hivernale est adaptée au deux types de floraison à condition qu’elle ne consiste uniquement en la suppression de bois âgé, mort, dépérissant ou mal placé. C’est surtout un travail sur l’éclaircie, l’harmonie de la silhouette. De plus, à cette période il est plus facile de différencier le bois de l’année du vieux bois et d’avoir une vision de l’ensemble des ramifications.
Lutte contre les ravageurs et maladies
Pour commencer il est important de signaler que, dans la nature, chaque être vivant a sa fonction, ainsi se crée l’équilibre biologique. Si un être manque dans un écosystème, l’espèce dont il était prédateur risque d’être envahissante…au grand damne des jardiniers… Alors au lieu de vouloir « exterminer » cette espèce par des produits chimiques (qui détruisent aussi les autres insectes…) il est préférable de comprendre le rôle de chaque être vivant au jardin, connaître ses ennemis naturels et recréer un équilibre.
La lutte biologique applique ce principe simple : utiliser les prédateurs naturels pour se débarrasser des nuisibles. Ainsi l’exemple bien connu de la coccinelle qui devient un auxiliaire pour combattre le puceron. Mais attention! La coccinelle se nourrit du puceron, s'il n'y a plus de pucerons il n'y aura alors plus de coccinelles!
Par ailleurs, il ne faut pas s’alarmer devant une petite colonie de puceron… en quelques temps la nature régulera les indésirables d’elle même. L’important est aussi d’avoir des plantes en bonne santé, capables de résister d’elles même aux maladies.
Pratiquer la lutte biologique a des avantages mais aussi des inconvénients, aussi, avant d’y faire appel, s’assurer que les solutions comme la pulvérisation de décoctions et autres ont échoué.
La lutte biologique n’est pas efficace à 100% et revient assez cher dans la mesure où il faut se fournir en prédateurs chez des fournisseurs spécialisés.
Voici quelques exemples de solutions biologiques et écologiques pour se débarrasser de certains nuisibles :
Les limaces
Les limaces rongent le feuillage, y font des trous et le mangent totalement en laissant des traînées de mucus. Les limaces sont omnivores et mangent aussi bien des morceaux de plantes fanées que les cadavres de petits animaux…
Lutte préventive :
• protéger leurs ennemis naturels (orvets, batraciens, musaraignes, hérissons, oiseaux…)
• un élevage de poules ou de canards peut réduire l’invasion
• couvrir le sol avec des aiguilles de pin ou des ajoncs
• éviter de laisser pourrir des feuilles ou légumes
• utiliser des extraits de plante (macération de bégonia)
• couvrir le sol de cendre de bois (valable par temps sec…)
• arroser uniquement le matin en abondance et peu fréquemment
• faire un purin de limace : tuer et laisser reposer 10 jours différents types de limaces avec de l’eau dans un récipient. Lorsqu’elles sont en décomposition, étaler le purin autour des plants.
Lutte directe :
• ramasser systématiquement toutes les limaces
• disposer des planches qui leurs serviront d’abri pendant la journée et les ramasser
• les appâter avec des morceaux de pomme de terre, tomates pourries, peaux de pamplemousse…
• utiliser des nématodes qui vont parasiter les limaces (lutte biologique, insecte auxiliaire en vente)
Les pucerons
Même s’ils sont peu nombreux les pucerons peuvent causer des dégâts en transmettant des maladies à virus. Des colonies se développent lorsque les ennemis naturels sont peu nombreux. Ils peuvent provoquer des déformations des feuilles et inhiber la croissance.
Sur les arbres, les arbustes et les plantes ornementales on peut plus facilement tolérer des attaques que sur les légumes. Dans ce cas une intervention précoce peut s’avérer nécessaire, car il n’est plus possible de traiter peu de temps avant la récolte.
Il existe plusieurs espèces de pucerons (vert, noir, cendré, lanigères…) plus ou moins résistants aux traitements…
Lutte préventive :
• les plantes bénéficiant d’une nourriture équilibrée supportent sans dommages des attaques de pucerons beaucoup plus fortes que des plantes affaiblies
• protéger et favoriser les ennemis naturels :coccinelles, chrysope, syrphes, guêpes parasites…les plantes à nectar fournissent de la nourriture à de nombreux insectes utiles
• en cas d’attaque sans gravité, appliquer les mesures suivantes : ameublissement du sol, couverture du sol, arrosage énergique, fertilisation au purin d’ortie
Lutte directe :
• enlever les parties attaquées
• poudrer avec des cendres de bois
• arroser plusieurs fois la plante avec un jet d’eau puissant en alternant chaud et froid
• traiter plusieurs fois avec de l’infusion de pelure d’oignon, ou de l’extrait d’ail
• traiter 3 fois, à une journée d’intervalle avec de la macération d’ortie faite 10 à 12 heures auparavant
• pulvériser avec une solution de savon noir
Les taupes et campagnol
Malgré sa réputation la taupe n’est pas un ravageur. Elle est véritablement utile au jardin : elle mange des vers, des insectes, des larves et des chrysalides. Partout où les parasites du sol sont nombreux il faut la protéger. Les seules dégâts qu’elle cause sont les galeries qu’elle creuse. Dans de nombreux pays la taupe est protégée. On peut la chasser en mettant dans les galeries des chiffons imprégnés d’une substance à odeur forte (pétrole, essence de térébenthine, etc à dose minime tout de même…) ou encore de l’ail. Les méthodes de lutte préventives des campagnols peuvent aussi lui être adaptées.
Le campagnol mange les racines des champs, les écorces d’arbre et rosier, ainsi que les légumes en laissant des traces de dents…
Lutte préventive :
• avoir des chats
• faucher l’herbe régulièrement
•semer des plantes qui les éloignent (ail, euphorbe, mélilot, couronne impériale…mais pas en sol argileux…)
• couvrir avec des feuilles de noyer ou du tourteau de ricin
• mettre dans les galeries du purin de sureau, de l’ail ou des déchets de poisson
• enterrer à moitié des bouteilles : le vent produit un sifflement qui les dérange
Lutte directe :
• capture avec des pièges
• mettre du « Mol Stoop » dans les galeries (produit non toxique disponible en jardinerie)
• mettre appâts empoisonnés à base de coumarine naturelle (Quiritox)
• mettre du tourteau de ricin
• mettre des touffes de poils de chien
En règle générale les taupes détestent les odeurs fortes (ail écrasé, coquilles de moules pourries …)
Le mildiou
C’est un champignon qui hiverne sous forme d’œuf en hiver et l’infection repart par le sol au printemps. Les invasions importantes se produisent surtout les années humides.
Des tâches blanc-jaunâtre apparaissent sur la face supérieure des feuilles. Sur la face intérieur se développe un feutrage blanc à gris violacé. Plus tard les extrémités des feuilles meurent.
Lutte préventive :
• maintenir le sol meuble
• éviter de cultiver dans des endroits humides
• assurer une bonne aération en ne plantant pas trop serré
• bien choisir des variétés de légumes plus résistants
• renforcer les jeunes plants avec des extraits d’algues et du purin d’ortie
• pulvériser de la bouilli bordelaise
Lutte directe :
• dès la première apparition, mettre soigneusement de côté les parties malades et les brûler
• changer d’emplacement, nettoyer et désinfecter soigneusement les pots et bacs
• en cas de risque d’attaque importante, on peut utiliser des produits à base de cuivre à titre préventif.
Les infusions, décoctions, purins, et macération de plantes
Ou la manière de traiter les problèmes au jardin sans employer de produits chimiques…
Les extraits de plantes peuvent avoir différents rôles selon la plante utilisée : répulsif, insecticide, fongicide, stimulant
Quelques atouts :
En utilisant des extraits de plantes on évite les phénomènes d’accoutumance.
Les extraits sont économiques.
Ils sont à la portée des enfants qui peuvent aussi les préparer.
Ils ne matraquent pas les plantes.
Ils sont biodégradable à 100 %.
Ils sont réalisés à partir de plantes spontanées : ortie , prêle, pissenlit, consoude, reine des prés, rumex, fougère…
Exemple d’extrait fermenté d’ortie sur les pieds de tomates
Un premier arrosage du plant va le nourrir tel un amendement mais va ensuite jouer un rôle d’antibiotique en éloignant les bactéries du sol. Le plant de tomate sera plus résistant au mildiou.
L’ortie
Plante annuelle, multiplication par semi.. La récolte sauvage est la méthode la plus pratiquée…
Elle fortifie et stimule la flore microbienne du sol ainsi que la végétation. C’est aussi un bon activateur de compost en favorisant la décomposition des matières organiques.
On récolte la plante entière avant floraison.
Infusion : 1 kg dans 10 l d’eau pendant 12h, et dilué à 10 %
En infusion elle est répulsive (puceron, acariens, vers des pommes) et parfois insecticide (acariens jaunes et rouges, certains pucerons)
Extrait fermenté : 1 kg dans 10 l d’eau pendant quelques jours : favorisera la germination des semences et renforcera les défenses immunitaires des plantes en trempant les racines pendant 30 mn maxi dans de l’extrait pur
L’ail cultivé
Les gousses se plantent à la toussaint pour l’ail blanc ou de mi-février à fin mars pour le rose dans une exposition ensoleillée, dans une terre riche de préférence.
Il a des propriétés insecticides (acariens, pucerons, mouche de l’oignon) et fongicides (la cloque du pêcher, pourriture grise du fraisier, rouille et fonte du semis).
Décoction : 100 g de gousse hachées dans 1l d’eau, porter à ébullition et infuser 1 h : en l’employant pur il évitera la fonte des semis et sera efficace contre la cloque du pêcher et la pourriture grise de la fraise.
Macération huileuse : 100 g d’ail broyé à macérer pendant 12 h dans 2 cuillérées à soupe d’huile d’olive, filtrer en ajoutant 1 l d’eau de pluie et attendre 1 semaine. Pulvériser dilué à 5 % contre pucerons et acariens.
QUELQUES PLANTES A ACTION STIMULANTE
Fougère aigle
Excellente en couverture du tas de compost et en paillage au pied des tomates. Utiliser les feuilles fraîches et les hacher grossièrement au sécateur (contre limace). Après quelques mois de paillage elles peuvent être intégrées au tas de compost.
Ortie
Accélère le compostage. Renforce les plantes, lutte contre la chlorose. Favorise la photosynthèse.
Extrait fermenté réalisé avec 1 kg de plante fraîche pour 10 l d'eau pendant quelques jours à utiliser avant putréfaction. Diluer à 5 % en pulvérisation foliaire et à 10 % en arrosage des plantes et du tas de compost.
Pissenlit
Améliore la structure du sol et régularise la croissance des plantes.
Extrait fermenté réalisé avec 1 kg de plante fraîche (rosette de feuille et racine et max de fleurs) pour 10 l d'eau puis macération pendant quelques jours avant putréfaction. Diluer à 20 %. On peut récolter et faire sécher le pissenlit en juin.
QUELQUES PLANTES A ACTION INSECTICIDE
Ail
Efficace contre les acariens, pucerons, mouche de l'oignon.
Macération de 100 g d'ail épluché et haché mis à macérer à froid dans 2 cuillérées à soupe d'huile de lin. Le lendemain, ajouté 1 l d'eau de pluie, brasser et filtrer. Diluer à 5 %.
Fougère aigle mâle
Contre puceron lanigère, cicadelle de la vigne et larves de taupin.
Extrait fermenté réalisé avec 1 kg de feuille dans 10 l d'eau pendant 4 à 5 jours. Diluer à 10 % avant de pulvériser (2 applications sur le sol avant plantation pour contrer les larves de taupin).
Ortie
Lutte contre acariens jaunes et rouges.
Infusion à froid de feuilles et racines hachées, à raison de 300 g dans 10 l d'eau pendant 2 jours. Pulvériser dilué à 10 %.
Sureau
Lutte contre les altises, pucerons et les thrips.
Décoction (1 kg de feuilles dans 10 l d'eau. On laisse tremper 24 h, puis bouillir pendant 30 mn). Pulvériser non dilué. Les jeunes feuilles sont les plus intéressantes.
QUELQUES PLANTES
A ACTION FONGICIDE
Ail
Atténue la cloque du pêcher, pourriture grise du fraisier, rouille et fonte des semis. Décoction de 100 g de gousses hachées dans 1 l d'eau. Porter à ébullition et laisser infuser 1 h. Employer pur.
Capucine
Contre le chancre des fruitiers et mildiou de la tomate.
Infusion de 500 g de feuilles dans 5 l d'eau bouillante pendant 10 mn. Employé pur contre le chancre, dilué à 30 % sur la tomate.
Prêle
Efficace contre moniliose, rouille, tavelure, cloque du pêcher et certaines virose. Décoction de 500 g de prêle sèche mise à bouillir dans 5 l d'eau chaude pendant 1 h. Diluer à 20 %. Pulvériser préventivement dès le printemps puis en été, mais par temps plutôt frais.
Rumex
Chancre du pommier et poirier.
Infusion: 1 kg de feuilles dans 5 l d'eau bouillante. Pulvériser pur sur les chancres.
Sauge
Mildiou de la pomme de terre.
Extrait fermenté: 1 kg de feuilles et fleurs dans 10 l d'eau. Diluer à 10 % avant de pulvériser.
Tanaisie
Contre la rouille de la tomate et le mildiou de la pomme de terre.
Extrait fermenté à base de 300 g de plante sèche dans 10 l d'eau puis macération pendant 3 jours. Diluer à 5 % en vue d'une pulvérisation foliaire.
La protection biologique des plantes suppose une observation constante de la nature dans son ensemble.
L’apparition de maladies ou de parasites sur nos plantes révèle des erreurs culturales ou des conditions de développement défavorables.
Un des buts de l’agriculture biologique est de développer les mécanismes de résistance propres aux plantes et de favoriser les processus de régulation naturels.
« Plus les plantes sont résistantes moins il faut les arroser, moins elles ont de problèmes plus elles sont résistantes…. »
Jardiner bio c’est d’abord se préoccuper du sol, de la fertilisation, de la biodiversité.
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